Nouvelles breves1

STravertRL'UNSA était représentée par Philippe COSTA, Pierre MERCIER, Martine HARNICHARD, Guy SIGALA, Jean-Yves MARAQUIN et Thierry BIZEUL.
Stéphane TRAVERT, Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation (MAA) était accompagné de Valérie METRICH HECQUET, Secrétaire Générale, Jean-Pascal FAYOLLE, Chef du SRH, Philippe VINCON, DGER et Hanane BOUTAYEB, Conseillère RH auprès du MAA.
L'UNSA a souhaité adressé trois messages à Stéphane TRAVERT.
UNE CONCERTATION DANS LA TRANSPARENCE
Nous sommes prêts à nous investir dans un espace de concertation avec les membres de votre cabinet sur des sujets importants.
DES RÉFORMES JUSTES, ÉQUILIBRÉES DANS UNE VÉRITABLE CONCERTATION
Vous avez l'impérative obligation de donner du sens à l'action que vous souhaitez conduire dans notre Ministère, car nous observons beaucoup de résignation et de lassitude dans les services fortement impactés par les nombreuses réformes.
LE SUIVI DES ENGAGEMENTS DE LA MANDATURE PRÉCÉDENTE
Nous n'accepterons pas que les agents servent de variable d'ajustement. C'est pourquoi, nous tenons tout d'abord à vous rappeler que le report éventuel du calendrier de montée en charge du PPCR (accord salarial signé par l'UNSA, consacré à la refonte des grilles des catégories A-B-C) évoqué par le Ministre de l'Action et des Comptes Publics serait un très mauvais signe adressé à la communauté de travail. Si tel est le cas, ce sera un casus belli pour l'UNSA !
Au risque d'insister, nous demandons que le Gouvernement respecte les engagements pris par la mandature précédente.

COMMENTAIRES
Les réponses de Stéphane TRAVERT sont restées très évasives à l'exception de deux annonces importantes. Le Ministre a affirmé qu'il n'y aura pas de transfert du 1 er pilier de la PAC vers les Conseils Régionaux ainsi que des ICPE vers le MTES.
Il nous a indiqué que le MAA restera vigilant sur les évolutions organisationnelles et structurelles des DDI et le lien avec les préfectures. Mais, qu'en tout état de cause, le préfet reste le  représentant de la parole de l'Etat dans les départements.
Cependant, rien ne nous interdit, selon le Ministre, d'anticiper. C'est le rôle de l'Etat. Le Ministre justifie son point de vue en insistant sur le fait que le préfet a perdu beaucoup de missions. Ce qui signifie pour l'UNSA l'absorption des DDI, à terme, dans les organigrammes des préfectures.
S'agissant de la situation des abattoirs, le Ministre a indiqué que s'il faut se préoccuper du bien être des animaux, les conditions de travail et le bien être des salariés et des agents des services vétérinaires s'impose également. Les opérations médiatiques de l'Association L214 ne sont là que pour heurter l'opinion publique, sommée de changer diamétralement le mode de consommation, passant de la viande carnée à l'alimentation vegan.
L'UNSA rejoint totalement la position du Ministre.
Le Ministre n'a pas souhaité répondre sur ses intentions relatives au PLF 2018 (carrières des agents et effectifs), ce qui nous inquiète particulièrement.
Quant au PPCR, le Ministre n'a pas souhaité également s'exprimer dès lors que ce dossier relève du Ministre de l'Action et des Comptes Publics. En d'autres termes, le Ministre a préféré botter en touche !
Visiblement le Ministre est sous surveillance du Président de la République et de Bercy.


Vous trouverez, ci-après, le compte rendu complet de cet entretien ainsi que notre argumentaire sur les Etats Généraux de l'Alimentation que nous avons remis au Ministre.

RapportSynt2015 16UN CONSTAT D’ÉCHEC POUR L’UNSA !

 

Le quatrième rapport de synthèse du Comité de Pilotage d'Intervention Inter-Inspection Générale dans les DDI, qui a auditionné 17 DDI relevant de 16 départements et de 10 des 13 nouvelles régions, a relevé de nombreux points de vigilance que l'UNSA avaient signalés à de nombreuses reprises dans le cadre des travaux du CT des DDI. De ce rapport, nous avons fait ressortir les éléments les plus significatifs en reprenant in  extenso certains de ses commentaires.


La dimension interministérielle des DDI a été renforcée, mais sans aucune nouvelle avancée. La séparation des fonctionnements séparés ou le maintien des organigrammes de services non mixtes n'ont pas permis de faire progresser la culture interministérielle des agents (CCRF- Jeunesse et sport), à l'exception des DDT qui ont une antériorité dans le rapprochement des métiers. Pour autant, dans le baromètre social de mars 2017, seuls 35 % des sondés reconnaissent posséder une culture interministérielle, y compris dans les DDT, ce qui contredit le rapport d'Inspection.


En revanche, le rapport fait état d'une situation critique des DDI dans certains domaines d'activité :
Dégradation de certaines missions non prioritaires faute d'effectifs suffisants ou compétents
Des ruptures dans la réalisation de certaines missions techniques du fait de la vacance temporaire de postes (congés de maladie ou
difficultés à pourvoir des emplois vacants dans le champ de la santé, protection animale, forêt, chasse, contrôle des ICPE).
Absence d'enquêtes sur le terrain dans le domaine de la police de l'eau.
Traitement insuffisant ou abandon d'intervention dans les domaines comme le handicap, la participation aux conseils d'administration des établissements d'enseignement agricole...

COMMENTAIRES DE L’UNSA
En mettant l'accent sur les blocages liés au cloisonnement des différents modes opératoires budgétaires et de gestion des effectifs et des mobilités, le rapport émet, avec une prudence de sioux, l'idée de rendre prioritaire la simplification de la gestion de proximité des RH, sous entendu, sans nommer l'idée sous jacente de mutualiser les fonctions support des secrétariats généraux des DDI avec ceux des préfectures. A telle enseigne, à l'occasion d'une rencontre avec les DD(CS)PP le 20 juillet 2017, Marc GUILLAUME, Secrétaire Général du Gouvernement (SGG) s'est déclaré favorable à cette préconisation. En effet, cette préconisation se traduira, à terme, comme nous ne cessons de le répéter, par l'effacement de la gestion ministérielle des emplois et des métiers, car tout ce qui va dans le sens de plus d'interministérialité au niveau déconcentré, conduit à dépouiller les services techniques de l'Etat au profit des préfectures.
Cette préconisation est d'autant plus dangereuse que contrairement aux affirmations du rapport selon lesquelles les relations avec le préfet et les DDI sont confiantes, sont pour autant contredites par le vécu de certaines DDI qui supportent de moins en moins le poids intransigeant des préfets imposant des priorités et des commandes venant bousculer les activités des services.
Il faut se rendre à l'évidence que la création des DDI est un échec. C'est tout d'abord, l'absence d'appropriation de la culture interministérielle pour 65% des agents sondés dans le baromètre social alors que le principe de l'interministérialité avait été mis en avant pour légitimer la création des DDI.

C'est également de nombreux points d'achoppement qui sont révélateurs du ressenti de la communauté de travail :
Incertitudes liées à la dégradation du travail et des conditions de travail. Seuls 34% se déclarent confiants sur l'avenir de leur qualité de vie au travail.
Baisse des effectifs et des moyens.
Très forte inadéquation moyen/travail dans l'urgence et délais imposés trop contraints par les ministères.
Missions devenues inintéressantes pour les techniciens.
Aucun soutien hiérarchique direct sur la définition des missions et l'orientation de celles-ci.
L'UNSA ne manquera pas d'interpeller le SGG sur l'ensemble des problématiques soulevées dans le rapport de l'Inter Inspection Général ainsi que dans le baromètre social lors du CT des DDI le 21 septembre 2017.

 

Lire l'intégralité de la "nouvelle brève" du 5 septembre 2017

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